Votre flotte vous coûte plus cher que vous ne le pensez
Un véhicule de fonction coûte en moyenne 8 000 à 12 000 € par an à une entreprise. Loyer ou amortissement, assurance, carburant, entretien, stationnement, fiscalité : le Total Cost of Ownership (TCO) dépasse systématiquement le coût d'acquisition.
Le problème n'est pas le coût unitaire. C'est le taux d'utilisation. En moyenne, un véhicule de fonction est utilisé moins de 15 % du temps. Le reste, il stationne. Vous payez 100 % du coût pour 15 % d'usage.
Ajoutez à cela la hausse fiscale de février 2025 : le taux forfaitaire de calcul de l'avantage en nature est passé de 9 % à 15 % du coût d'achat. Un véhicule acheté 30 000 € génère désormais 4 500 € d'avantage imposable par an, contre 2 700 € auparavant. La facture s'alourdit pour l'entreprise comme pour le collaborateur.
Ce que l'autopartage change concrètement
L'autopartage en entreprise repose sur un principe simple : remplacer les véhicules attribués individuellement par une flotte partagée, accessible à la demande.
Concrètement, les véhicules sont stationnés sur le parking de l'entreprise — c'est ce qu'on appelle l'autopartage en parc fermé, par opposition aux modèles en libre-service ou en free-floating destinés au grand public. La flotte est réservée aux collaborateurs habilités, via une application dédiée.
Chaque collaborateur réserve un véhicule quand il en a besoin : rendez-vous client, déplacement inter-sites, mission ponctuelle. Plus de clés dans un tiroir, plus de carnets de bord papier, plus de véhicule qui dort trois semaines sur le parking.
Les résultats mesurés
| Indicateur | Avant autopartage | Après |
|---|---|---|
| Nombre de véhicules | 50 | 30 à 35 |
| Taux d'utilisation | 12 à 15 % | 45 à 60 % |
| TCO annuel (50 users) | ~480 000 € | ~310 000 € |
| Émissions CO2 | 120 t/an | 15 à 25 t/an |
| Temps de gestion admin | 15 h/semaine | 2 h/semaine |
La réduction de flotte se situe généralement entre 30 et 50 %, avec une économie de 25 à 35 % sur le TCO global. L'électrification systématique de la flotte partagée amplifie encore l'écart sur les coûts énergétiques et la fiscalité.
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Nos experts vous accompagnent dans votre projet d'autopartage.
Parler à un expertAutopartage vs véhicule de fonction : le vrai comparatif
La question que posent systématiquement les fleet managers : mes collaborateurs vont-ils accepter de perdre leur véhicule de fonction ?
La réponse dépend du profil d'usage. Pour un commercial qui parcourt 40 000 km par an, le véhicule attribué reste pertinent. Pour les 60 à 70 % de collaborateurs qui utilisent leur véhicule de manière intermittente (moins de 15 000 km/an), l'autopartage est plus avantageux — y compris pour eux, puisque l'avantage en nature disparaît de leur déclaration fiscale.
Pour aller plus loin sur ce sujet, nous avons détaillé le comparatif autopartage vs leasing avec tous les critères de décision.
Les deux modèles ne sont pas exclusifs : la plupart des déploiements conservent des véhicules attribués pour les gros rouleurs et basculent le reste du parc en autopartage. C'est la solution hybride qui offre le meilleur équilibre.
Calculer le ROI avant de se lancer
Avant tout déploiement, il faut objectiver le gain. Voici la méthodologie en 4 étapes.
1. Cartographier vos coûts actuels
Listez exhaustivement les postes de dépenses de votre flotte :
- Loyers ou amortissement des véhicules
- Assurances (flotte et individuelle)
- Carburant ou recharge
- Entretien et réparations
- Stationnement (location de places, amendes)
- Gestion administrative (temps passé par les RH, achats, services généraux)
- Fiscalité (TVS, avantage en nature)
La plupart des entreprises sous-estiment le poste gestion administrative. Réservations par email, gestion des clés, carnets de bord, sinistres : c'est souvent l'équivalent d'un mi-temps qui disparaît avec l'autopartage.
2. Analyser vos usages réels
Pendant 4 à 8 semaines, mesurez le taux d'utilisation par véhicule, les kilomètres parcourus, les pics et creux de demande (jours, heures) et la nature des trajets (inter-sites, clients, gare/aéroport). C'est cette phase qui révèle l'écart entre le parc dimensionné et le besoin réel. Dans 90 % des cas, l'audit montre qu'un tiers des véhicules peut être retiré sans impact sur la mobilité des équipes.
3. Dimensionner la flotte cible
À partir des données collectées, on modélise la flotte partagée optimale : nombre de véhicules nécessaires pour couvrir les pics, mix de véhicules (citadine, berline, utilitaire), infrastructure de recharge avec un ratio recommandé d'1 borne pour 1,5 à 2 véhicules, et coût tout-inclus intégrant loyer, énergie, assurance, maintenance et plateforme.
4. Calculer le retour sur investissement
ROI = (Économies annuelles − Coût autopartage) / Coût autopartage × 100
Sur les déploiements B2B constatés en France :
- ROI moyen : 180 % sur 3 ans
- Payback period : 8 à 14 mois
- Économie moyenne : 25 à 35 % du TCO
Le cadre réglementaire joue en votre faveur
La transition vers l'autopartage s'inscrit dans un contexte réglementaire qui se durcit chaque année pour les flottes traditionnelles. La Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) impose aux entreprises de plus de 50 salariés sur un même site un Plan de Mobilité Employeur (PDME), avec des mesures concrètes de réduction de l'usage de la voiture individuelle. En parallèle, les obligations de verdissement des flottes se renforcent : depuis 2024, les entreprises gérant plus de 100 véhicules doivent intégrer au minimum 20 % de véhicules à faibles émissions au renouvellement, un seuil qui passe à 40 % en 2027 puis 70 % en 2030. L'autopartage électrique est aujourd'hui le moyen le plus rapide d'atteindre ces seuils sans bouleverser l'organisation.
Côté finances, la pression est tout aussi nette. Le taux forfaitaire de calcul de l'avantage en nature est passé de 9 % à 15 % en février 2025 — soit une hausse de 67 % du coût réel d'un véhicule de fonction pour l'entreprise. À cela s'ajoute la directive européenne CSRD, qui impose aux entreprises de plus de 250 salariés un reporting détaillé de leurs émissions, flotte automobile incluse (scope 1 et 3). L'autopartage répond aux deux enjeux simultanément : il supprime le poste avantage en nature et fournit automatiquement les données carbone exploitables pour le reporting.
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Parler à un expertLes étapes d'un déploiement réussi
Phase 1 : Audit et dimensionnement (3 semaines)
Analyse des usages, cartographie des besoins, simulation financière. Cette phase produit un business case chiffré à présenter en comité de direction.
Phase 2 : Pilote sur un site (4 à 6 semaines)
Déploiement sur un périmètre restreint : un site, un service, 10 à 15 véhicules. Installation des bornes, mise en service des véhicules électriques, configuration de l'application de réservation. L'objectif est de valider le modèle avec des données réelles avant généralisation.
Phase 3 : Généralisation (mois 3 à 6)
Extension aux autres sites, onboarding des collaborateurs, communication interne. Les données du pilote servent de preuve sociale en interne.
Phase 4 : Optimisation continue
Dashboard analytique en temps réel : taux d'utilisation, coûts par trajet, empreinte carbone évitée. La flotte s'ajuste à la demande réelle — ajout ou retrait de véhicules selon la saisonnalité.
Ce que Mondayshare prend en charge
Mondayshare gère l'intégralité de la chaîne :
- Véhicules électriques : mise à disposition, remplacement, rotation
- Infrastructure : bornes de recharge, installation, maintenance
- Plateforme : application de réservation, gestion des accès, reporting
- Exploitation : assurance, entretien, nettoyage, assistance
- Accompagnement : conduite du changement, communication interne, formation
Le fleet manager conserve la visibilité et le pilotage via un dashboard. Il n'a plus la charge opérationnelle.
L'autopartage, un levier à la fois financier et environnemental
Les entreprises qui franchissent le pas le font pour deux raisons indissociables : réduire leurs coûts et réduire leur impact environnemental. Moins de véhicules, moins de gestion, un TCO divisé — mais aussi une flotte électrifiée, des émissions en chute libre et des données carbone fiables pour le reporting ESG.
Le contexte réglementaire et fiscal de 2025-2026 accélère la bascule. Les seuils LOM se durcissent, l'avantage en nature explose, la CSRD impose la transparence carbone. L'autopartage en parc fermé transforme ces contraintes en levier de performance durable — pour le bilan financier comme pour le bilan carbone.
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